Marafa

Marafa
Le prisonnier légendaire du SED.

jeudi 3 juillet 2014

La Santé de MHY.

Selon toute vraisemblance, l’ex-ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation souffre d’insuffisance rénale. Il est interné dans ce centre hospitalier sous haute surveillance depuis deux jours.
La surveillance, difficilement discrète, autour du centre d’hémodialyse du Centre hospitalier universitaire (Chu) de Yaoundé laisse perplexe. A l’entrée, au premier niveau du Chu, deux éléments du Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (Gpign), armes aux poings et calés dans leur siège, veillent discrètement. Dix mètres plus loin, un autre gendarme, pareillement vêtu de noir que les deux premiers, fait tout pour ne pas attirer l’attention.
« Qu’est-ce que la police fait dans un hôpital ? » questionne tout bas la visite d’un malade. « C’est Marafa qui est là » lui répond une dame sur le ton de la confession. Devant la porte 308 du centre, un autre gendarme, de vert vêtu celui-là, pianote nerveusement sur son téléphone, essayant de gagner la partie qu’il vient d’engager pour tromper l’ennui. Le couloir intérieur est vide et les patients ne reçoivent que très peu de visites, ils sont gentiment reconduits par l’infirmière qui garde l’autre entrée du centre.
Réanimation
Mais les trois visiteurs qui se présentent se font insistants, ils veulent voir « l’honorable » qui y est aussi interné. Derrière eux, deux hommes en tenue se présentent également. « Je suis le médecin de la prison centrale, je voudrais voir monsieur [il hésite et baisse le ton] Hamidou Marafa». Vêtu de la tenue de l’administration pénitenciere, sans plaque patronymique, il est suivi d’un gendarme, attaché case à la main. Il est déjà 17 heures passés de 23 minutes. L’infirmière qui filtre les entrées conduira précipitamment le couple en direction de la chambre 308, tout en leur précisant que le malade est encore avec le major. Impossible de voir à travers les vitres de la chambre recouverts de rideaux blancs immaculés.
Un médecin contacté par Le Messager est formel : ne sont admis dans un centre d’hémodialyse que les patients souffrant d’une insuffisance rénale. Il précise que les visites médicales pour des malades atteints de ce mal peuvent juste être de routine, car les reins ne pouvant plus accomplir leur rôle d’évacuation des déchets du corps, il est question de le faire artificiellement.
Mais qu’il peut également s’agir de cas plus grave, par exemple lorsque le patient est admis en réanimation. La haute surveillance de centre et la suspicion de l’équipe médicale ne permettent pas de dire avec exactitude pourquoi l’ex-Minatd, incarcéré au Sed depuis mi-2012, a été admis au centre d’hémodialyse du Chu, ni pour combien de temps il y séjournera.
© Le Messager : Ludovic AMARA


mercredi 28 mai 2014

Michel Thierry Atangana, «Marafa c'est du lourd aux États-Unis»

Selon l’ancien prisonnier Franco-Camerounais, la mobilisation en vue de la libération de Marafa Hamidou Yaya s’intensifie aux États-Unis. La participation de Paul Biya au sommet États-Unis Afrique pourrait être compromise. Michel Thierry Atangana en est convaincu: l’administration américaine est toute entière acquise à la cause de Marafa Hamidou Yaya, incarcéré au Cameroun pour des détournements de fonds qu’il a toujours niés, et désigné par la communauté internationale comme un prisonnier politique.
Il en a fait la révélation samedi 17 mai dans l’après-midi, en marge de la deuxième manifestation parrainée par la journaliste Valérie Trierweiler sur l’esplanade du Trocadéro à Paris, en faveur de la libération des 223 lycéennes enlevées au Nigeria par la secte islamiste Boko Haram.   
«A la fin de la manifestation, alors que la foule se dispersait, je me suis retrouvé face à face avec M. Atangana», indique Joël Didier Engo, Porte-parole du comité de libération des prisonniers politique du Cameroun (CL2P), qui avait été l’une des cheville ouvrière du comité français de soutien à l’ex-prisonnier franco-camerounais, mais ne l’avait pas revu depuis son arrivée en France peu après sa libération en février dernier.
Michel Thierry Atangana lui a alors fait savoir qu’il revenait d’un voyage aux États-Unis pour remercier les membres de l’administration américaine qui avaient œuvré pour que le statut de prisonnier politique lui soit conféré par leur pays. Accompagné de l’activiste des droits de l’homme  Dominique Sopo, qui ne le quitte plus d’une semelle depuis sa libération, ils s’étaient rendus au Département d’État, l’équivalent américain du ministère des Affaires étrangères, où ils avaient eu l’opportunité de rencontrer l’ancien ambassadeur des États-Unis au Cameroun, Robert Pete Jackson, ami personnel de M. Marafa, et d’autres personnalités.
C’est la situation de l’ancien ministre d'État camerounais de l’Administration territoriale aujourd’hui détenu au Secrétariat d’Etat à la Défense (SED) de Yaoundé qui a curieusement dominé les entretiens, à en croire M. Atangana, très fier du selfie (photo) réalisé avec M. Jackson sur son téléphone portable.  «Marafa aux Etats-Unis c’est du lourd, rien à voir avec ce qui se passe ici», va-t-il commenter. 
«Tout est en train d’être mis en œuvre pour qu’il devienne du lourd en France également. Nous travaillons à la coordination de tous les réseaux de soutien à Monsieur Marafa avec en ligne de mire la conférence Etats-Unis-Afrique en août», lui a répondu Joël Didier Engo. 
Le voyage de Paul Biya aux Etats-Unis sérieusement compromis?
Peu avant la manifestation du Trocadéro, accompagné de Jeannette Marafa, l’épouse de célèbre prisonnier du SED à Yaoundé, Joël Didier Engo avait en effet rencontré Me Jean-Pierre Mignard l’un des avocats français de Marafa Hamidou Yaya, pour évoquer sa défense. Ce ténor du barreau parisien, camarade de parti du porte-parole du CL2P n’est pas n’importe qui. Il est à la fois un ami intime de François Hollande dont il est le parrain de l’un des fils, et l’avocat du président français, qui le consulte sur tous les sujets importants.
« Nous avons convenu avec Me Mignard, de concert avec son confrère qui suit l’affaire aux États-Unis, que le lien sera établi ces jours-ci avec les membres du Marafa Watch,le comité de soutien américain, afin de mobiliser tous les réseaux, au Congrès, au Département d’État, à la Maison Blanche... Dans la seule optique que Paul Biya ne mette pas les pieds à la conférence États-Unis Afrique,tant que M. Marafa reste séquestré au SED », laisse entendre M. Engo.
Lors d’une conférence de presse qui se tiendra dans une quinzaine de jours au cabinet parisien de Me Mignard, toutes ces démarches seront expliquées devant la presse française et internationale. 
© Correspondance de : René Dassié  
Paru le Samedi 24 Mai 2014 18:53:31Lu : 3329 fois

mardi 15 avril 2014

MARAFA HAMIDOU YAYA : UN LION EN CAGE QUI RUGIT HAUT

16 avril 2012-16 avril 2014. 
Voilà 2 ans que l’ancien ministre et proche collaborateur de Paul Biya est reclus au secrétariat d’Etat à la défense pour détournements de deniers publics. Mais pour Marafa Hamidou Yaya, ce sont ses ambitions politiques qui ont fini par le perdre. Conséquence, depuis son incarcération, il refuse de se taire et porte de grands coups de griffe à un sérail camerounais sensible à ses sorties médiatiques. Chronique de deux années d’une déchéance qui semble n’en être pas une. 
9 décembre 2011.
A la faveur d’un remaniement ministériel, Marafa Hamidou Yaya est éjecté du gouvernement. Ainsi sonne le glas de 20 ans de carrière administrative au cours de laquelle le natif de Bibemi, à Garoua (nord), a servi tour à tour comme secrétaire d’Etat aux Finances, conseiller spécial à la présidence, secrétaire général à la présidence et ministre de l’Administration territoriale (Minatd). Alors que se referment les portes de la gloire, celles de la descente aux enfers ne tarderont pas de s’ouvrir à cet ingénieur pétrochimiste de 62 ans formé à l’Université de Kansas, aux USA. 
Dès janvier 2012, à Garoua, les fins limiers de la Direction Générale de la Recherche Extérieure (une branche des services secrets camerounais rattachée à la présidence de la République) entreprennent de cuisiner certains hommes politiques du Nord proches de Marafa. Non pas au sujet de l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel dans laquelle  il est impliqué. Mais à propos de leur réaction et de leur sentiment suite à la sortie du Gouvernement de l’ex-Minatd (Cf L’Œil du Sahel N°464 du 23 janvier 2012). Notons que d’après un câble diplomatique révélé par Wikileaks en 2010, l’ex-Minatd aurait révélé ses ambitions présidentielles aux diplomates américains accrédités à Yaoundé. Ce déploiement des services de renseignement intervient au moment où une descente de Marafa est prévue dans les prochains jours à Garoua. 
Le 9 février 2012, 
soit deux mois après sa sortie du gouvernement, Marafa est accueilli en héros à Garoua.  Près de 2 000 personnes pour lui offrir un accueil chaleureux. Une démonstration de force à ceux qui le croyaient politiquement mort, analyse certains observateurs. Mais peu importe. Le Prince de Bibemi fait l’objet d’une surveillance policière de tous les instants. Un journal local proche du pouvoir de Yaoundé (La Météo) va  rapporter qu’après le rendez-vous de Garoua, Marafa a regagné précipitamment Yaoundé sur ordre de Martin Mbarga Nguele, le Délégué général à la Sureté Nationale (patron de la police). Mais pour ses proches, il n’en est rien.  Courant mars 2012, Marafa éconduit la douzaine de policiers en faction à son domicile au quartier Melen, à Yaoundé.  Mais l’étau sécuritaire, lui, se serre, se serre. Dans son édition du 11 au 17 mars 2012, le magazine panafricain basé à Paris, Jeune Afrique, va, à sa une, présenter Marafa Hamidou Yaya comme « un dauphin en eaux troubles ».  
Arrive donc le 16 avril 2012.
L’ancien secrétaire général à la présidence est convoqué chez le juge d’instruction près le tribunal de grande instance de Yaoundé, le très redouté Pascal Magnanguemabe. Quelques heures d’interrogatoire et Marafa Hamidou Yaya est inculpé de « détournements de deniers publics ». Il sera immédiatement écroué à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui. Dès l’annonce de son arrestation, c’est le deuil à Garoua. Le lendemain, 17 avril 2012, les partisans de Marafa au sein du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, décident de boycotter la cérémonie d’installation du nouveau gouverneur du Nord, Otto Wilson. Un mouvement dénommé Jeunesse arc-en-ciel du Septentrion voit le jour dans cette localité. Son porte-parole, Mocktar Oumarou, va déclarer dans les colonnes du journal Le Messager : « Biya s’acharne sur les nordistes. Le combat commence ». Des propos qui ont le don de mettre les services de sécurité et de renseignement sur les dents. Ces derniers vont se mettre aux trousses du jeune leader politique. 
Les lettres de Marafa
2 mai 2012. 
Quelques semaines après son incarcération, Marafa Hamidou Yaya décide de rompre le silence. Dans une première lettre qu’il adresse au chef de l’Etat, on en apprend des tonnes. A titre d’exemple : « Cette indépendance d’esprit m’avait permis de vous dire, après l’élection présidentielle de 2004, que ce septennat devrait être le dernier pour vous et que nous devrions tous nous mobiliser pour le succès des « grandes ambitions » afin que votre sortie de la scène politique se fasse avec fanfare, que vous jouissiez d’un repos bien mérité, à l’intérieur de notre pays ». Tiens ! tiens ! « Est-ce donc la raison de la déchéance » ?, se demandent quelques uns. L’on est tenté de répondre par l’affirmative. La saga épistolaire de Marafa se poursuit de plus belle avec la 2e lettre à Paul Biya publié le 13 mai 2012. 
Ici, ce qui n’était alors que de simples rumeurs et supputations est  révélé au grand jour par le concerné : « je suis porteur d’un projet mettant en avant les exigences de PAIX et de JUSTICE permettant de bâtir une société de confiance ».Voilà qui est dit. Et bien dit 
Au sein de l’opinion, on blâme les sorties tardives de Marafa : « Pourquoi en parles t-il seulement maintenant ? Où était-il pendant tout ce temps ? ». D’autres vont même jusqu’à dire : « il devrait s’expliquer sur ce qui l’amène en justice, pas sur ses supposées ambitions politiques ». Marafa semble avoir été sensible aux préoccupations de cette dernière catégorie de l’opinion. Sa 3e lettre aux Camerounais datée du 24 mai 2012 portera justement sur l’affaire de l’avion présidentiel. Il choisi naturellement de se dédouaner : « Je ne sais ni quand ce détournement a eu lieu, ni sur quoi il porte, ni de quel montant il s'agit, ni qui en est l'auteur principal, ni quels sont les complices. Je présume qu'il s'agirait de l'affaire relative à l'acquisition d'un avion pour les déplacements du président de la République, pour laquelle le juge d'instruction aurait été instruit de m'imputer une indélicatesse et pour laquelle il avait rendu une ordonnance de disjonction en janvier 2010 et dont j'ai eu connaissance …s'il s'agit effectivement de cela, je réitère solennellement mon innocence ». 
Pour le pouvoir de Yaoundé, la plaisanterie de mauvais goût a assez duré. Il faut sortir l’artillerie lourde pour exploser les révélations fracassantes  de Marafa Hamidou Yaya qui ne cesse de déshabiller publiquement le système en place. Ce sera fait dans l’Action, le journal de propagande du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir. Dans son édition n° 848 du 30 mai 2012, le journal du Rdpc (dont Marafa est encore membre du bureau politique) mobilise sa rédaction, des avocats et quelques experts pour rappeler à Marafa qu’il « n’est pas Kafka », que sa 3e lettre n’est qu’un « faux fuyant », qu’il est un « homme d’Etat dans la rue », qu’il « gagnerait à faire profil bas » et qu’il met en péril « le secret de l’information judiciaire ». « Écrira bien qui écrira le dernier », défie le sémillant Christophe Mien Zock, le directeur du journal. Alors que le sérail est dans tous ses états, Marafa Hamidou Yaya qui, entre temps, à été transféré dans une cellule du secrétariat d’Etat à la Défense (sièg de la gendarmerie camerounaise), mijote silencieusement et secrètement les contours de sa 4e lettre qui s’annonce riche en révélations explosives. 
Le 4 juin 2012, 
4e lettre au Chef de l’Etat. Cette autre correspondance de l’ex-Minatd revient sur les transactions maffieuses entre Transnet, une société sud-africaine et de hauts responsables camerounais. La société sud-africaine avait, en 1994, reçu pour mission d’assurer la maintenance des avions de la Cameroon Airlines (Camair). D’après la correspondance, Transnet aurait versé des pots-de-vin à des autorités camerounaises et sa négligence a entrainé le crash d’un avion de la Camair en décembre 1995. Parmi les personnalités citées dans ce scandale, se trouvent le ministre des Transports de l’époque (aujourd’hui ministre de la Communication) Issa Tchiroma Bakary et l’actuel conseiller juridique à la présidence et proche parent de Paul Biya, Jean Foumane Akame. Ce dernier, mis en cause par la lettre de Marafa, aurait perçu dans son compte à la Société Générale de Paris plus de 30 milliards de F Cfa représentant les indemnisations versées par Transnet à l’Etat du Cameroun suite à ce crash. Feu à volonté ! Les semaines qui suivront seront de pure folie. La presse nationale fait large écho de ce scandale. Les lieutenants du pouvoir en place ne tarissent pas de démentis vis-à-vis de ces nouvelles révélations sur les chaines de radio et télé locales.  
En pleine session parlementaire, l’Assemblée Nationale demande des comptes. Le ministre Issa Tchiroma multiplie des conférences de presse pour se dédouaner de ces accusations. La presse à gage (généralement proche du pouvoir) ne dort pas non plus. Elle s’en ira fouiller dans les supposés penchants homosexuels de l’ex-ministre d’Etat en publiant des listes des « hommes-femmes de Marafa », des membres du « club homo de Marafa ». Pendant ce temps, des tracts appelant à la libération de Marafa circulent à travers le pays.  A la 4e lettre, alors qu’il est déjà fixé sur la date de son procès, Marafa décide de ranger  sa plume. En attendant que la justice le fixe sur son sort. 
Le procès de Marafa
16 juillet 2012. 
Le procès de Marafa Hamidou Yaya et Cie s’ouvre au tribunal de grande instance (Tgi) de Yaoundé. Une foule nombreuse, composée de curieux et hommes de médias, est massée à l’entrée principale de la salle d’audience. Les forces de l’ordre (policiers et gendarmes) sont présentes. Autour de 11h, un car de la gendarmerie se gare devant la cour. Marafa et ses co-accusés (l’homme d’affaire Yves Michel Fotso et la banquière Julienne Kounda) en sortent. Youyous et tonnerre d’applaudissements de la foule qui scande « Marafa, président ! Marafa, président ! ». Ces ovations vont également accompagner Marafa à sa sortie du tribunal. Le pouvoir, qui n’aurait sans doute pas apprécié ce bain de foule offert à l’ex-Minatd, décide de sortir le muscle sécuritaire. Mais en vain. Puisque le 24 juillet 2012, jour de la deuxième audience, la foule gagne en immensité. Elle scande « prési (président !, ndlr) libérez, prési liberez ! ». Pour se dérober de la foule hystérique, l’escorte de Marafa est obligée de passer en catimini par une issue à l’arrière du Palais de justice. Le pouvoir se rend compte que Marafa vient de conquérir les cœurs d’une bonne frange de l’opinion et décide de monter plus haut. 
A l’audience du 30 juillet, pas l’ombre d’un chat à l’entrée du tribunal pour acclamer Marafa. Les services de sécurité ont reçu l’ordre d’y empêcher tout attroupement. Toutes les entrées du Tgi du Mfoundi sont filtrées par les forces de l’ordre. Il faut montrer patte blanche pour y accéder. Curieux déploiement sécuritaire tout de même pour un prisonnier de droit commun. Le 21 septembre 2012. 
Jour du verdict. Le tout Yaoundé sécuritaire se déporte au tribunal. L’axe qui relie la « Sonel Central » au Musée National en passant par le Palais de justice est coupé à la circulation par les forces de l’ordre. Une bonne partie de la presse désireuse de couvrir le procès est éconduit par les forces de l’ordre (y compris votre humble serviteur qui verra sa carte d’identité et son block note retenus par des gendarmes). Le 22 septembre 2012, au petit matin, le verdict tombe. 25 ans de prison pour Marafa : « je suis déçu mais pas vaincu !» crie l’accusé. Autrement dit, « mes ambitions politiques restent intactes et mon activité épistolaire va se poursuivre ». Le 8 octobre 2012, dans une autre lettre, Marafa remercie le peuple camerounais pour le soutien à son endroit et qualifie sa condamnation « d’inique ».
La reconnaissance internationale
Dès le début du mois de janvier 2013, Marafa troque les colonnes de journaux camerounais contre des tribunes dans la presse internationale. C’est ainsi que le 12 janvier 2013, l’ex-Minatd va accorder un entretien au non mois célèbre Assane Diop du site d’information slate.fr et de Radio France internationale. Dans cette interview, Marafa affirme s’agissant de son procès que « le tribunal ne m’a trouvé coupable d’aucune malversation …mon procès est politique » et au sujet de la gouvernance de Paul Biya, il déclare que : « à chaque fois, au cours de ces 30 ans, que Paul Biya a eu à choisir entre la modernisation politique et économique de notre pays, avec les risques de perturbations inhérents à cette démarche, et l'immobilisme garant, selon lui, de la paix civile, il a choisi l'immobilisme ». Panique à bord ! Marafa vient une fois encore de donner un grand coup de pied dans la fourmilière. 
La réaction ne va pas tarder. Dans son édition du 15 janvier 2013, Cameroon Tribune, le quotidien gouvernemental titre (à sa grande Une, s’il vous plaît !) : « Interview de Marafa : Diversion ». Dans un article, l’éditorialiste Essama Essomba, écrit ce qui suit : « Cette communication et cette instrumentalisation visent surtout à distraire. Loin de la préoccupation essentielle du justiciable de préparer la défense de sa cause devant les tribunaux, notamment en appel, il se présente comme la victime expiatoire des maux à lui imputés par le régime en place. De surcroît, il entend détourner l'attention de ceux des Camerounais attelés à travailler pour gagner le pain quotidien… ». 
Mais n’empêche. L’opinion internationale commence à s’intéresser de très près au cas Marafa Hamidou Yaya. En juin 2013, l’ambassadeur des USA au Cameroun de l’époque, Robert P. Jackson rend visite à l’ex-Minatd au Sed. Le mois suivant, le rapport  2012 du département d’Etat américain sur les droits de l’homme au Cameroun fait de lui un « prisonnier politique ». De quoi faire grandir sa côte politique et inquiéter ses contempteurs, au point que la sécurité de ses proches en prend un coup. C’est ainsi qu’en janvier 2014, le corps de sa secrétaire particulière de longue date, Christine Soppo Mbango, va être retrouvé sans vie à son domicile au quartier Bastos à Yaoundé. Dans une lettre publiée récemment, Marafa conclura à un « assassinat politique ». 
Comme quoi, le chemin qui mène aux portes d’Etoudi est aussi long que parsemé d’embûches. Alors, patience, monsieur le ministre d’Etat! 
© Correspondance particulière : Michel Biem Tong


vendredi 6 décembre 2013

Message de Condoléances aux Sud Africains.

"C'est avec beaucoup tristesse que j'ai appris le décès de l'ancien Président sud-africain Nelson Mandela, le Père de la lutte contre l'apartheid et mythe universel du combattant pour la liberté.
Je m'incline avec respect devant la dépouille de ce grand homme qui a su vaincre sans haine et réconcilier une nation autrefois si divisée.
J'adresse mes plus sincères condoléances à sa famille ainsi qu'à l'ensemble des Sud-Africains.
Nelson Mandela est et restera un modèle pour nous tous et notamment  le symbole de l'Afrique digne, fraternelle, ouverte au monde et fidèle à ses valeurs et à ses convictions." Marafa Hamidou Yaya.

mercredi 27 novembre 2013

L’intégralité de la déclaration de Marafa Hamidou Yaya avant la sentence du Juge.

Monsieur le président,
En conclusion, je souhaite prononcer moi-même quelques mots à l’appui de ma requête. Ces mots, vous me permettrez de les emprunter en partie à une autorité qui n’est autre que le Premier président de la Cour suprême. Le 26 février 2009, je n’ai pas eu le privilège d’être présent pour l’entendre délivrer l’allocution de rentrée solennelle de la Cour suprême. J’étais en tournée dans le pays pour installer les délégués du gouvernement auprès des communautés urbaines. Cependant, cette allocution avait frappé les esprits, et j’en avais lu le texte attentivement. Le propos du premier président de la Cour suprême m’avait profondément marqué à l’époque, par sa clarté, sa justesse mais aussi l’évidence qu’il était inspiré par une foi profonde. Foi dans l’utilité de la réforme du code de procédure pénale qu’il décrivait et dans les principes que la réforme illustrait. Depuis ma condamnation, de nombreux passages de son allocution me sont revenus et restés à l’esprit.
L’un de ces passages concernait la légalité des peines. Citant le juriste italien Beccaria, le premier président avait insisté sur la nécessité, pour qu’une peine soit légale, que le délit soit constitué selon les principes de la responsabilité pénale et que la sévérité du châtiment soit déterminée selon les dispositions du code pénal. Ma condamnation a été prononcée sans preuve, ou plutôt malgré des preuves indubitables établissant que je n’avais profité d’aucune manière de l’achat de l’avion présidentiel et que je m’étais même opposé à la sortie des fonds. Le délit de «complicité intellectuelle» auquel correspond cette condamnation, a été inventé pour l’occasion. Quant à la sévérité du châtiment, ma peine est de 25 ans d’emprisonnement, ce qui, à mon âge, équivaut à un emprisonnement à vie. Je ne veux pas approfondir la question du caractère inexpugnable de mon innocence, mes conseils l’ont fait en détail, et toutes les parties la reconnaissent.
Un autre passage concernait spécifiquement l’usage de la détention provisoire. Ma condamnation faisant l’objet d’un pourvoi en cassation, pour lequel l’instruction n’a pas été ouverte, elle a ce caractère provisoire. Qu’a dit le premier président de la Cour suprême lors de son allocution ? Je le cite : « Sous l’empire du code d’instruction criminelle (qu’à remplacé le code de procédure pénale entré en vigueur en 2007), cette détention relevait davantage de la politique répressive et de l’opportunité. (…) (Dans le nouveau code), elle a pour but de préserver l’ordre public, la sécurité des personnes et des biens ou d’assurer la conservation des preuves. » Là encore, mes conseils ont établi qu’aucun de ces cas de figure ne s’applique de quelque manière que ce soit à ma situation. Qui oserait sérieusement me désigner comme représentant une menace pour l’ordre public ? Pour la sécurité des biens ? Pour celle des personnes ? Non, ma détention provisoire a bien le caractère répressif et d’opportunités, déplorées par le premier président de la Cour suprême.
Mais c’est un dernier passage sur lequel je veux insister. Votre premier président, parlant des devoirs des magistrats, a dit dans son allocution : « la loi, quelle qu’elle soit, a un caractère impersonnel et transcende les contingences liées à la catégorie des individus.» Il ajoutait, citant d’Alembert : « Les magistrats dans quelques circonstances et pour quelque grand intérêt de corps que ce puisse être, ne doivent jamais être que magistrats, sans parti pris et sans passion comme les lois qui absolvent et punissent sans aimer ni haïr ». J’ai confiance que, face à un condamné innocent aux yeux de ses accusateurs eux-mêmes, maintenu dans une détention provisoire que ne justifie aucun des cas prévus par la loi, vous agirez sans parti pris et sans passion, en considérant que ma requête doit objectivement être acceptée. Comment puis-je avoir cette confiance, sachant quelles pressions pèsent sur vos épaules, notamment celle du pouvoir politique ?

Parce que je sais que, fidèles aux principes défendus par votre premier président, fidèles donc à votre conscience de magistrats, vous ne vous laisserez pas « corrompre par la peur » selon l’expression d’Aung San Suu Kyi. Monsieur le président, Madame et Monsieur les juges, je m’en remets à votre décision.

 Yaoundé, 26 novembre 2013

Marafa H. Yaya hier à la Cour Suprême.

MA DÉTENTION A BIEN LE CARACTÈRE RÉPRESSIF

Il était sensiblement 11 heures 49 minutes lorsque l’ancien patron de la territoriale a été appelé à la barre. 
Aussitôt, après les formalités d’usage, le président de tribunal a passé la parole aux avocats de l’accusé pour qu’ils puissent planter le décor
Après formulation de sa demande de mise en liberté provisoire... La Cour suprême maintient Marafa en prison.
L’ex-secrétaire général de la présidence de la République, puis ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, a été débouté à la suite de sa demande de mise en liberté provisoire formulée auprès de la chambre spécialisée de la Cour suprême. C’était à l’issue de l’audience d’hier, mardi 26 novembre 2013.
Plusieurs personnalités condamnées dans le cadre de l’opération épervier se sont présentées à la salle d’audience de la Cour suprême hier, mardi 26 novembre 2013. Marafa Hamidou Yaya, ancien secrétaire général de la présidence de la République, puis ministre d’Etat en charge de l’administration territoriale, condamné à 25 années de prison par le tribunal de grande instance du Mfoundi pour coaction de détournement des deniers publics dans le cadre de l’achat foireux d’ un avion présidentiel ; Emmanuel Gérard Ondo Ndong, ancien directeur général du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom), condamné à 35 ans de prison pour détournement des deniers publics ; Michel-Thierry Atangana, Franco-camerounais, incarcéré depuis bientôt 18 ans dans une cellule du secrétariat d’Etat à la défense (Sed) ; Edzoa Titus ancien secrétaire général de la présidence de la République lui aussi détenu au Sed depuis presque 18 ans. Mais aussi, Jean Louis Edou Nkolo, l’ancien trésorier payeur général de Douala condamné à vie par le tribunal de grande instance du Wouri pour détournement de déniers publics en coaction avec Sala Fru James et Toukour Mohamed (en fuite). Des collaborateurs d’Emmanuel Gérard Ondo Ndong étaient aussi présents dans cette salle d’audience bondée de monde.
Après un débat houleux, la requête de Marafa Himadou Yaya a été jugée recevable sur la forme, mais rejeté sur le fond. Par la même occasion, le président de la collégialité a condamné l’ancien secrétaire général de la présidence de la République aux dépends. Avant cette sentence, le conseiller rapporteur a pris la parole pour indiquer que la requête est recevable sur la forme, parce que le requérant à déjà introduit un pourvoi auprès de la Cour de cassation, comme le recommande l’article 516 du code de procédure pénal. Mais sur le fond, il soutient l’irrecevabilité par le fait que le mandat d’incarcération signé du président du tribunal de grande instance rend caduque le mandat de détention provisoire émis par le juge d’instruction. 
Contre arguments
Ce qui est fortement contesté par Me Abdou Baguy, l’avocat conseil du prince de Garoua. Pour celui-ci, Marafa Hamidou Yaya continue de clamer son innocence. Il cite les dispositions de l’article 554 du code de procédure pénale pour indiquer que c’est lorsque la décision aura été définitive et que le condamné n’aura plus aucun moyen de recours que son sort sera définitivement scellé. Pour cet avocat au barreau du Cameroun, la détention préventive est une mesure exceptionnelle. Son client n’ayant jamais représenté une menace, il plaide donc pour sa mise en liberté provisoire. Me Monthé, un autre avocat conseil de l’ex-Minatd le suit d’ailleurs dans cette logique, sollicitant aux juges de ne pas être des pourvoyeurs de l’enfer, mais plutôt, des porteurs de la liberté. Celui-ci soutient mordicus qu’il s’agit d’un procès politique et non pas d’une affaire ordinaire, et souhaite que les juges fassent preuve d’indépendance.

Le cas du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Bamenda est d’ailleurs évoqué comme jurisprudence. Lui qui a été condamné, mais qui après avoir formulé une requête a été mis en liberté provisoire en attendant la sentence définitive de la Cour de cassation.  Tout cet argumentaire est refoulé par l’avocat général qui estime que l’Etat ayant crée une prison secondaire logée au Sed, et où est incarcéré Marafa, la requête n’a logiquement aucune raison d’être. Il s’associe ainsi à la proposition du conseiller rapporteur. Et après une déclaration pleine de signification donnée par l’accusé, le juge déboute le requérant, le renvoyant ainsi dans sa cellule de la prison secondaire. De la maison d’arrêt du camp de la gendarmerie.

mardi 26 novembre 2013

Marafa sollicite la liberté provisoire!

L'ex-secrétaire général de la présidence de la République, puis ministre d'Etat en charge de l'Administration territoriale et de la décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, est attendu à la Cour suprême demain mardi, pour défendre sa demande de mise en liberté provisoire.


A l'ouverture de cette affaire le mardi 29 octobre 2013, Marafa Hamidou Yaya s'était fait représenter à l'audience de la cour suprême par l'un de ses conseils. 
L'affaire avait alors été renvoyée au mardi 26 novembre. Demain, l'ancien secrétaire général de la présidence de la République, puis ministre de l'administration territoriale et de la décentralisation pourrait être personnellement présent à la barre, pour défendre sa demande de mise en liberté provisoire. Car il estime qu'il est «injustement détenu dans les locaux de la gendarmerie nationale de Yaoundé depuis le 16 avril 2012. L'on comprend donc aisément pourquoi Yves Michel Fotso et les autres personnes condamnées dans le cadre de cette affaire de l'achat de l'avion présidentiel ne seront pas à la barre demain. 
Car il s'agit d'une initiative personnelle, n'ayant rien à voir avec le pourvoi en cassation formulé à l'issue de la sentence prononcée par jugement N°445/Cim, rendu les 21 et 22 septembre 2012 par le tribunal de grande instance du Mfoundi statuant en matière criminelle et en premier et dernier ressort. Le prince de Garoua trouve cette sentence inique et demande sa mise en liberté provisoire. Ses avocats-conseils soutiennent que «le requérant, convaincu de son éclatante innocence, qu'il a d'ailleurs clamée énergiquement tout au long de ce funeste procès, a tout naturellement formé pourvoi en cassation dans les délais requis contre le susdit jugement par déclaration portant le numéro 4 enregistrée au greffe du tribunal de grande instance du Mfoundi le 24 septembre 2012 ainsi que par lettre reçue et déchargée au greffe de la Cour suprême le 24 septembre 2012 sous le numéro 1469». 
Ils avancent l'article 502 alinéa 2 du code de procédure pénale pour soutenir la demande de leur client. En parcourant ce code, l'on constate que cet article 502 stipule que Le pourvoi en cassation n'a pas d'effet suspensif, notamment en ce qui concerne: 
a)le mandat décerné ou confirmé par la Cour d'appel continue de produire ses effets; 
b)les mesures de surveillance judiciaire ordonnées ou confirmées par la Cour d'appel continue de produire leurs effets ; 
c) en cas d'acquittement ou de condamnation par la Cour d'appel, soit une peine d'emprisonnement assortie de sursis, soit à une peine d'amende, ou lorsqu'il y a condamnation à une peine d'emprisonnement dont la durée est inférieure ou égale à la durée de la détention provisoire, le demandeur au pourvoi détenu est immédiatement libéré, sous réserve des dispositions de l'article 393. 
2) toutefois, le demandeur au pourvoi peut saisir la Cour suprême d'une demande de suspension de mesures de surveillance ou en mainlevée du mandat. 
L'issue du procès qui s'ouvre véritablement demain nous permettra de savoir si oui ou non, les magistrats de la haute juridiction remettront la liberté à l'un des prisonniers les plus célèbres du Cameroun. 

Marafa devant la Cour suprême ce Mardi 26 Novembre 2013

L'ex-ministre d'Etat, condamné à 25 ans de prison, veut faire casser un mandat de détention provisoire.
L'ancien ministre d'Etat en charge de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (Minadt), Marafa Hamidou Yaya, sera demain face au premier président de la Cour suprême dans le cadre d'une requête aux fins de mainlevée du mandat de détention provisoire émis à son encontre le 16 avril 2012 par le juge d'instruction du tribunal de grande instance du Mfoundi. Cette requête a été introduite par ses avocats, Patrice Monthé et Abdoul Bagui. 

Condamné en septembre 2012 à 25 ans d'emprisonnement par le tribunal de grande instance du Mfoundi pour détournement en coaction de 24 milliards de FCFA, il semble décidé à aller au bout de ses ressources pour démontrer la justesse de sa cause. 
Dans cette nouvelle bataille judiciaire et selon ses défenseurs, l'ancien dignitaire du régime de Yaoundé réitère ses déclarations selon lesquelles il n'était pas encore secrétaire général de la présidence de la République en mai 1995, au moment où se prenait la décision d'acquisition d'un avion pour les déplacements du Chef de l'Etat (le Boeing Business Jet II). M. Marafa rappelle, entre autres, que l'implication de Cameroon Airlines dans ce dossier, en lieu et place de l’Etat, ne saurait être de son fait. Pointant un doigt accusateur sur l'alors ministre des Finances (Minfi), il affirme que c'est Michel Meva'a m'Eboutou qui a pris la décision, posé et soutenu l'acte d'achat de l'aéronef qu'il «revendique et assume». 
Dans ses dépositions devant le juge d'instruction en effet, le ci-devant Minfi avait soutenu que c'est lui-même, sans l'avis du Sg/Pr Marafa «[qui] n'est intervenu en aucune manière dans les transferts de fonds opérés», qui avait décidé du paiement comptant de 29 millions de dollars directement à l'intermédiaire Gia International Inc., plutôt qu'une lettre de crédit à paiement différé. C'est dire si les avocats de l'ex-Minatd restent déterminés à se rappeler au bon souvenir de Michel Meva'a m'Eboutou, qui aura cette fois du mal à éviter la barre ou à feindre l'amnésie, comme il le fit quelquefois face aux magistrats. 
De même, pendant son procès, l'ex-Minatd avait soutenu que toutes les opérations d'achat du «BBJ Il» s'étaient bien déroulées jusqu'à son départ de la présidence de la République. Et donc que ce ne saurait être sous ses auspices que les dysfonctionnements et tripatouillages seraient apparus. Le prisonnier et ses conseils accusent les premiers juges d'avoir violé la loi, d'avoir insuffisamment motivé leur décision et dénaturé les faits de la cause. Les mêmes magistrats, estiment Marafa et les siens, se sont fondés sur une décision de la chambre criminelle de la cour française de cassation datée d 1902, qui traite de «l'excitation de minées à la débauche» plus tard requalifiée en «incitation à la corruption de mineurs».

vendredi 15 novembre 2013

Marafa Watch “U.S. Friends of Marafa Committee”




“Marafa Watching” Expands on Capitol Hill in Washington, D.C.
 
Last week a delegation of the “U.S. Friends of Marafa Committee” (USFMC), accompanied by the political prisoner’s lead defense counsel, Professor Ndiva Kofele-Kale, completed multiple days of meeting on Capitol Hill in Washington, D.C. with congressional committee and U.S. State Department experts on foreign and/or African affairs.  The intense lobbying began with a stimulating, early morning interview aired live on D.C.’s Metro Watch at WPFW 89.3 [USFMC interview starts at approx. 15:00].  The ever dynamic host, Ms. Gloria Minott, spoke first with Professor Kofele-Kale and then with USFMC representative, attorney Zena Crenshaw-Logal. 
 
Professor Kofele-Kale introduced the WPFW audience to the ongoing legal difficulties and persecution of Minister Marafa.  Attorney Crenshaw-Logal foreshadowed what the USFMC would be emphasizing before congressional committee representatives and top government officials.  The USFMC subsequently hand-delivered to both U.S. Senate and House representatives as well as State Department representatives documents detailing the “overriding threat to ‘world stability, peace, and development’ presented by . . . two things:  (a).  the ongoing imprisonment by the Republic of Cameroon of our ally, former Secretary-General at the Presidency of Cameroon, Mr. Marafa Hamidou Yaya; and (b). the related attempts by top ranking Republic of Cameroon officials to mock American taxpayers and some of their prime public and private institutions for addressing international conflict − namely our U.S. State Department, the U.S. Embassy at Yaoundé, our federal court system, and some of our most influential major media outlets”.       
 
The USFMC delegation ended its Capitol Hill tour with assurances that Marafa has not been forgotten by U.S. leaders.
 

vendredi 1 novembre 2013

Marafa et son avocat indisponibles

Marafa Hamidou Yaya souhaite désormais répondre à la Justice en présence de ses deux avocats. Me Patrice Monthé, l'un d'eux, étant indisponible, il a pris le soin d'adresser au préalable une correspondance au greffe de la Cour suprême pour demander le renvoi de l'audience d'hier. Le parquet qui a reçu copie de cette lettre ne s'y est pas opposé. Car, ceci participe des droits de la défense. Le président de la collégialité a accordé le renvoi souhaité. La cause a été reportée au 26 novembre prochain. A cette date, Marafa qui ne s'est pas présenté à la Cour suprême hier, après avoir demandé une mainlevée de son mandat d'extraction ses déplacements nécessitant un important déploiement militaire et policier devrait en principe être extrait de prison à cette date-là. 

Marafa Hamidou avait en effet introduit auprès de la section spécialisée de la Cour suprême, une demande de réduction de sa peine. Reconnu coupable du détournement en coaction de 24 milliards FCFA, l'ancien ministre d'Etat avait été condamné à 25 ans de prison par le Tribunal de grande instance du Mfoundi. Au moment où la décision de la Cour suprême est attendue, Marafa fait l'objet d'une «nouvelle» enquête dans la même affaire de l'avion présidentiel.

mercredi 30 octobre 2013

Marafa devant les juges

Attendu à la Cour suprême ce Mardi 29 Octobre dans le cadre d'une requête en appel, l'ancien Minatd va réclamer sa libération.

Marafa Hamidou Yaya, ancien Secrétaire général de la présidence de la République sera devant les juges de la Cour suprême ce jour afin de recevoir les conclusions du recours introduit il y a quelques semaines pour faire annuler sa condamnation à 25 ans de prison le 22 septembre 2012, dans le cadre du processus foireux d'acquisition d'un avion pour les déplacements du chef de l'Etat, appelé: Boeing Business Jet Il. Pour ses avocats, l'ancien bâtonnier, Patrice Monthé et Abdul Bagui, la haute cour doit revoir le verdict rendu il y a un an par le tribunal de grande instance du Mfoundi, qui l'avait reconnu «coupable de détournement en co¬action de la somme de 29 millions de dollars». 

Dans le cadre de la même procédure, Yves Michel Fotso, avait écopé de la même peine de privation de liberté. L’Ex-directeur général de la Commercial Bank Cameroon (Cbc), Jean-Marie Chapuis et sa collaboratrice, Geneviève Sandjon, furent condamnés à 15 ans de prison chacun. L'adjointe de M. Chapuis, Julienne Komnang née Kounda, en avait pris pour 10 ans et tous ces accusés devront, collectivement, payer 21,3 milliards de FCFA au Trésor public. 

La Cour suprême devra dans un premier temps statuer sur les questions de forme liées à la détention de Marafa Hamidou Yaya. Car ses avocats arguent qu'il n'a pas reçu de mandat de dépôt lorsqu'il a été arrête en avril 2012 et déféré à la prison centrale de Kondengui. Encore moins le jour de sa condamnation. Ce qui d'après des proches ne justifieraient pas sa détention. La jurisprudence Nana lsaï au début des années 200 pourrait être utilisée. 

En plus de cet élément figure l'argument selon lequel la Cour suprême avait six mois à compter de septembre 2012 pour se prononcer sur le recours en appel introduit par ses avocats après la condamnation. Ce délai est dépassé depuis mars dernier. 

S'agissant éventuellement du fond du dossier, l'ancien ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation pourrait remettre en cause sa condamnation pour «co-action intellectuelle». Nos sources précisent que ses avocats ont pu entrer en possession d'éléments qui leur permettront de démontrer que «la co-action intellectuelle» pour laquelle il a été condamné est inspiré d'une jurisprudence française concernant les mineurs. Elle ne saurait dès lors s'appliquer dans le cadre du détournement de deniers publics du dossier, les avocats de Marafa Hamidou Yaya vont tenter de démontrer que les dispositions des articles 74, 96 et 184 du code pénal, qui permettent d'étayer la «co-action de détournement de deniers publics» ne sont pas applicables à leur client. L'article 96 stipule qu'est «coauteur celui qui participe avec autrui et en accord avec lui à la commission d'une infraction». L'article 184 va plus loin en indiquant: «Quiconque par quelque moyen que ce soit obtient ou retient frauduleusement quelque bien que ce soit, mobilier, ou immobilier, appartenant, destiné ou confié à l'Etat fédéral ou fédéré, à une coopérative, collectivité, ou établissement, ou public ou soumis à la tutelle administrative de l'Etat ou dont l'Etat détient directement ou indirectement la majorité du capital, est puni». 

Or d'après le mémoire de défense de ses avocats: «Marafa Hamidou Yaya n'a ni obtenu, ni retenu quelque somme provenant des 29 millions de dollars mis abusivement à sa charge par l'accusation. La somme de 29.000.000$, n'a été ni totalement ou en partie frauduleusement encaissée par quelque moyen que ce soit ou de quelque manière que ce soit par le concluant. Enfin, que l'accusation a changé sans cesse le fondement juridique et factuel de son action, en violation de la loi et de la jurisprudence, en qualifiant tantôt le concluant, de coauteur et tantôt de complice». 

En conséquence, Patrice Monthé demandera «d'acquitter purement et simplement Marafa Hamidou Yaya des faits injustement mis à sa charge, ceux-ci n'étant absolument pas établis, en application des dispositions des articles 311 et 395 du code procédure pénale».

mardi 29 octobre 2013

Marafa entendu à la Police Judicaire

Marafa Hamidou Yaya s’est finalement présenté vendredi dans les locaux de la Police judiciaire. L’ex-ministre d’Etat a passé une heure environ à la PJ à Elig-Essono. Arrivé à 10h34 sous bonne escorte, Marafa Hamidou Yaya est reparti de la PJ à 11h38. Les raisons de sa présence n’ont pas été précisées aussi bien par la Police judiciaire qui mène l’enquête que par les conseils de l’ex-Minatd que nous avons essayé de joindre en vain. 


En septembre 2012, Marafa Hamidou Yaya avait été condamné à 25 ans de prison dans l’affaire de l’acquisition de l’avion présidentiel. Il avait été reconnu coupable de détournement en coaction de la somme de 24 milliards F avec Yves Michel Fotso par le Tribunal de grande instance du Mfoundi. L’ex-membre du gouvernement purge sa peine à la prison secondaire de Yaoundé. Selon nos informations, la nouvelle enquête ouverte contre l’ex-secrétaire général de la présidence de la République va se poursuivre cette fin de cette semaine à la Police judiciaire de Yaoundé.

Un juge luxembourgeois enquête sur Marafa


La Direction de la police judiciaire située au quartier Elig-Essono à Yaoundé n'a pas fait foule vendredi dernier. Pourtant, Marafa Hamidou Yaya y a été auditionné en fin de matinée ce jour-là. C'est que, quelques minutes avant l'arrivée du célèbre détenu de la prison secondaire de Yaoundé, logée dans l'enceinte du Secrétariat d'Etat à la Défense, gendarmes et policiers en civil mains armées de pistolets automatiques, sillonnaient les lieux, invitant les curieux à éviter les attroupements. Même les usagers ayant des problèmes à résoudre dans cette unité de la police nationale, ont été sommés de revenir après l'audition de Marafa Hamidou Yaya. 

Assisté de ses avocats, le prisonnier qui purge actuellement une peine de 25 ans fermes de prison a répondu aux questions des fins limiers de la sous-direction des enquêtes économiques. Le Messager a appris de sources dignes de foi que les questions posées par les officiers de la PJ tournaient autour des transactions financières opérées dans le cadre de l'achat foireux du Bbj-II pour laquelle il a déjà été condamné. Le juge luxembourgeois a transmis à la justice camerounaise et la Pj un ensemble de préoccupations auxquelles, l'ex Ministre n'a pas jugé utile d'apporter autre réponse que celles consignées dans les plumitifs d'audience de l'affaire Bbj-II jugée en 2012 par le Tribunal de grande instance du Mfoundi. «Le Ministre d'Etat a renvoyé les enquêteurs aux minutes du procès Bbj-II, puisque ces questions lui ont déjà été posées par le Tribunal», a confié à votre journal, un de ses avocats. 

Acharnement 

D'autres informations concordantes font état de ce que la justice luxembourgeoise aurait ouvert son enquête à la suite d'une plainte de l'Etat du Cameroun qui estime que durant le processus de l'achat de l'avion présidentiel, de fortes sommes d'argent auraient pris la direction de comptes privés domiciliés au Luxembourg. Mais aussi qu'au cours du processus de privatisation de certaines entreprises publiques, les mêmes comptes auraient été alimentés par des fonds issus des micmacs conclus avec les repreneurs. Car dans sa posture de Secrétaire général de la présidence, Marafa aurait personnellement piloté les dossiers de privatisation de plusieurs de ces structures étatiques aujourd'hui aux mains de multinationales. Mais des proches de l'ex Ministre disent formellement qu'il n'a pas été entendu sur ce deuxième aspect concernant les privatisations. 

Au demeurant, de nombreux observateurs de la scène politique nationale, restent toujours sceptiques sur la sincérité de cette nouvelle procédure. D'aucuns pensent que c'est une stratégie savamment montée par le régime, pour maintenir la pression psychologique sur le «prince» de Garoua. Une forme de rouleau compresseur...

samedi 19 octobre 2013

Biographie de l'Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Cameroun

M. Robert P. Jackson est arrivé au Cameroun le 12 octobre 2010, après avoir prêté serment le 17 septembre en qualité d’Ambassadeur des Etats-Unis auprès de la République du Cameroun.  Auparavant, M. Jackson a occupé les postes de Ministre-Conseiller et Chargé d’Affaires par intérim à Rabat, au Maroc; Premier Conseiller et Chargé d’Affaires par intérim à Dakar, au Sénégal; de Directeur du Bureau de la promotion des droits de l’homme et de la démocratie au Département d’Etat, à Washington; de Conseiller politique et économique à l’Ambassade des Etats-Unis à Abidjan, en Côte d’Ivoire; de Conseiller politique et militaire à Lisbonne, au Portugal; de Coordinateur du Programme de formation des nouveaux diplomates et Directeur-adjoint de la Division de l’orientation au Foreign Service Institute à Washington; de Responsable pour le Zimbabwe et le Botswana; de Chef de la Section politique à Harare, au Zimbabwe; de Responsable pour le Nigéria; de Conseiller politique et économique à Bujumbura, au Burundi; et de Responsable consulaire et économique à Montréal, au Canada.  M. Jackson fait partie des cadres supérieurs de la diplomatie américaine depuis décembre 2003.  En 2006, il a reçu le Prix James A. Baker III-C. Howard Wilkins, Jr., en qualité de Ministre-Conseiller exceptionnel.  Il a également reçu trois «Superior Honor Awards» et deux «Meritorious Honor Awards» à titre individuel.
Avant d’intégrer la diplomatie américaine en 1982, M. Jackson a enseigné le français et l’anglais comme langues étrangères à l’Institut Montana de Zugerberg, en Suisse, après avoir  enseigné l’anglais et la civilisation américaine à l’Université de Clermont-Ferrand, en France.  M. Jackson est titulaire d’un Master en Stratégie de gestion des ressources nationales de l’Université de la Défense Nationale; d’un Master en Affaires Internationales de l’Université George Washington, à Washington, et d’une Licence en Etudes gouvernementales et sciences juridiques du Bowdoin College de Brunswick, dans le Maine.  M. Jackson, qui est originaire du Tennessee, est marié à Babette Pollard Jackson.  Outre l’anglais, il parle le français et le portugais.
Ses recommandations au lendemain du scrutin présidentiel du 09 octobre 2011 au Cameroun:
« Ce que nous recommandons : Beaucoup reste à faire pour améliorer la confiance du public vis-à-vis du processus électoral. Je tiens à souligner que les recommandations que nous formulons ci-dessous reprennent les idées précieuses et les analyses d'autres diplomates et observateurs, d’ELECAM, des responsables publics et des militants de la société civile. Tout d'abord, afin d'améliorer le climat politique dans la perspective des prochaines échéances, il conviendra de niveler le terrain de jeu afin que les candidats de l'opposition puissent compétir à égalité de chance. Leur tâche est ardue: mener campagne en utilisant les ressources et le temps limités, à l’effet de transformer leurs partis à assise régionale en mouvements d’envergure nationale. Le scepticisme du public ayant atteint un niveau très élevé, votre tâche est tout aussi ardue - trouver les moyens de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance tout en faisant appel à l'électorat camerounais pour une participation massive et plus significative au processus électoral.

Afin de situer nos recommandations dans leur contexte, je note qu’à la veille de l'élection présidentielle, la Mission américaine avait dépêché 14 équipes de deux à quatre personnes chacune pour observer la campagne, les préparatifs, le déroulement du scrutin et le comptage des voix - en d'autres termes, le processus électoral. Des observateurs ont ainsi été déployés dans chacune des dix régions du Cameroun, avec des équipes supplémentaires à Douala, la plus grande ville du pays, et à Yaoundé, la capitale politique.
Le jour du scrutin, nos observateurs on noté des incohérences et des irrégularités à tous les niveaux, ainsi que des difficultés techniques de la part d'Elecam dans l'administration de l'élection. L’une des plus grandes critiques a porté sur la façon dont les listes électorales ont été conçues et gérées, laissant libre cours aux votes multiples. Le manque de formation des agents électoraux et d'éducation des électeurs concernant comment voter était apparent. L'encre qui devrait être utilisée pour empêcher les votes multiples n'était pas indélébile, et les responsables des bureaux de vote ne prenaient pas la peine de vérifier les pouces des électeurs pour s’assurer qu’ils ont été trempés dans l'encre.
•        Tout d’abord, les partis d'opposition doivent s'unir s'ils veulent proposer une alternative crédible ;
•        Elecam doit pouvoir démontrer son indépendance ;
•        Le Cameroun doit adopter un bulletin de vote unique afin d’empêcher l’achat des voix, l’indisponibilité de certains bulletins et la confusion concernant comment voter ;
•        La campagne doit s’étendre sur plus de deux semaines pour permettre à tous les partis de défendre leurs projets de société ;
•        Le parti au pouvoir doit s’abstenir d’utiliser les ressources publiques pour faire campagne, car il se dote d’un avantage injuste en utilisant l’argent du contribuable ;
•        Le parti au pouvoir doit s’abstenir de susciter la peur en faisant valoir que voter pour l’opposition entraînerait l’instabilité et la guerre civile ;
•        Le fichier électoral doit être soigneusement nettoyé pour supprimer les noms des personnes décédées et les doublons, et les listes doivent être publiées sur Internet pour permettre à tout le monde de les consulter afin de faire corriger les erreurs ;
•        Les cartes d’électeurs doivent être biométriques et distribuées bien à l'avance
•        Les bureaux de vote doivent être mieux identifiés bien avant le jour du scrutin ;
•        Les membres des bureaux de vote et les scrutateurs doivent être mieux formés ;
•        Les électeurs doivent être mieux formés pour pouvoir comprendre le processus de vote ;
•        Elecam doit accréditer tous les observateurs ;
•        L’encre doit être indélébile, correctement appliquée, et vérifié ;
•        Le nombre de bureaux de vote doit être réduit dans les zones urbaines et, pour permettre une meilleure couverture par les responsables des bureaux de vote et les représentants des partis, il faut instituer plus d’un isoloir par bureau de vote ;
•        Des dispositions supplémentaires doivent être prises pour les électeurs handicapés ;
•        Les urnes doivent être scellées correctement avant l’ouverture du scrutin ;
•        Les bureaux de vote doivent fermer suffisamment tôt pour permettre le dépouillement des voix avec la lumière du jour ;
•        La couverture médiatique, notamment par la Crtv , doit être plus équitable ;
•        Les jeunes doivent être encouragés à voter puisque la plupart des électeurs à l'élection présidentielle semblait être âgés de 40 ans et plus.»
Il conclut son récit par une citation du président Barack Obama lors de son premier discours en Afrique sub-saharienne en tant que président des  tats-Unis : «Le monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir de responsabiliser vos dirigeants et de bâtir des institutions qui servent le peuple. Vous pouvez servir vos communautés et mettre votre énergie et votre savoir à contribution pour créer de nouvelles richesses ainsi que de nouvelles connexions avec le monde. Vous pouvez conquérir la maladie, mettre fin aux conflits et réaliser le changement à partir de la base. Vous pouvez faire tout cela. »
Lire l’intégralité de son rapport au lendemain de la présidentielle camerounaise 2011 qui reste certainement valable au lendemain du double scrutin législatif et municipal du 30 septembre 2013.